L’auteur et le metteur en scène ne doivent jamais oublier que, depuis le moment où le

Les rangs sont confondus. Un directeur attentif s’aperçoit sans doute de la tendance qu’ont les acteurs d’une pièce à grossir l’effet représentatif de leur rôle; mais, outre qu’il est assez difficile d’enrayer un mouvement qui ne s’accélère qu’insensiblement, il faut reconnaître que la résolution à prendre dans ces cas-là, de la part du directeur, est souvent aussi délicate que difficile et complexe.

Si le lecteur a suivi avec quelque attention ce que nous avons dit sur la manière dont l’acteur procède à la composition d’un rôle, sur l’image initiale qui se dresse dans son esprit et sur toute la série d’images associées, il se rappellera que ces images seront d’autant plus marquées de traits particuliers que le personnage dont il revêt la personnalité est un type moins général. Ce problème est dominé par un mot dont il faut bien comprendre le sens et la portée; c’est le mot _représentation_. Toutefois, cette physionomie particulière de la mise en scène pourrait être un obstacle à la reprise future de nos pièces modernes; car ce qui nous parait aujourd’hui un trait de jeunesse sera un jour une ride d’autant plus marquée que le trait aura été plus précis.

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