Dès que l’action dramatique éveille en nous la sympathie que nous ressentons pour toute douleur ou

Il faudrait une longue analyse pour décomposer ce travail, dont on aura une mesure bien affaiblie si nous disons que l’esprit coordonne d’abord, non seulement son état de conscience présent, mais encore ses états de conscience antérieurs, avec les lieux, les costumes et le langage des personnages; ensuite qu’il coordonne entre eux les mouvements, les attitudes, les gestes, la physionomie, les regards, les mots, les phrases, la hauteur des sons, leurs relations, leur intensité, le rythme, et enfin les idées, qui se dérobent sous une foule d’images, faibles ou vives, souvent lointaines, et qu’il calcule encore leurs rapports avec toute la succession des faits écoulés et des faits possibles, etc.

Il est toujours maladroit de rappeler au spectateur, quand le pathétique du drame le lui fait oublier, la contradiction et l’impuissance de la mise en scène.

Cette remarque ne tend pas à en proscrire la représentation, qu’en rendent, au contraire, nécessaire et désirable d’autres raisons que nous exposerons plus loin.

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