Si la musique n’est plus ici, comme dans le mélodrame, en dehors du spectacle, elle n’en

C’est donc une loi absolue de la mise en scène qu’aucun objet réel, prédestiné par sa nature ou par sa place à attirer l’attention du spectateur, ne peut être mis sous nos yeux à moins qu’il n’ait un rapport certain avec la marche du drame. Transportons-nous dans le salon de Célimène au deuxième acte du _Misanthrope_. Dans un tableau, cette contradiction serait absolument choquante et constituerait une faute grossière. Tous ceux qui ont un instant réfléchi sur les conditions de la production artistique savent que la description physiologique est ce qu’il y a au monde de plus facile et de plus banal. Nous avons jusqu’à présent insisté sur ce fait que l’effet représentatif, obtenu par la mise en scène, devait être inversement proportionnel à la valeur intrinsèque de l’oeuvre dramatique. Sans me préoccuper de l’action du drame, je dirai que c’est le tableau contraire qu’ils auraient dû présenter. La juxtaposition de la réalité empêche donc l’illusion de se produire au même degré que si le dénouement se profilait sur un décor de carton.

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