Qui ne se souvient de l’effet saisissant du _de profundis_ qui glace d’effroi gennaro et ses

Le théâtre de Victor Hugo. La comparaison entre la peinture et la décoration théâtrale peut encore nous suggérer quelques réflexions importantes. Le premier peut saisir la nature dans un mouvement qui ne s’achève pas, tandis que le décorateur sera obligé d’achever le mouvement, ce qui est incompatible avec l’immobilité décorative. Deux genres faisaient alors un emploi constant de la musique, c’était le mélodrame et le vaudeville. Les Grecs contemporains de Sophocle ne reconnaîtraient certainement pas la tragédie du plus grand de leur poète dans l’_Oedipe roi_ qu’on joue actuellement à la Comédie-Française.

Une décoration peinte suffit à l’amoncellement modéré des étoffes, un comptoir de chêne s’étale sans orgueil, un escalier de bois conduit au logement du gros marchand de la Cour, et dans la boutique même s’ouvre la porte de la cave: mise en scène très justement appropriée au théâtre de Scribe. Si nous comparons entre eux le _Guillaume Tell_ et les _Brigands_ de Schiller, l’_Iphigénie_ et l’_Egmont_ de Goethe, le _Polyeucte_ et _le Cid_ de Corneille, le _Misanthrope_ et le _Tartufe_ de Molière, il est certain que de toutes ces pièces les premières ont une valeur intrinsèque au moins aussi grande, si ce n’est plus grande, que les secondes, tandis que celles-ci ont un effet représentatif beaucoup plus grand.

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