De deux oeuvres, dissemblables par la nature des sentiments, un goût éclairé préférera toujours celle qui

Le rythme et la mesure de l’oeuvre se trouvaient altérés, absolument comme si dans une phrase musicale on eût intercalé mal à propos un temps de silence. La seconde conséquence est que, lorsqu’on reprend une pièce depuis longtemps disparue de l’affiche, il n’y a pas lieu de reproduire identiquement la mise en scène primitive. Concluons donc que les conditions de la mise en scène ne sont pas soumises aux vues plus ou moins arbitraires d’une école, mais dépendent uniquement des lois mêmes de l’esprit humain.

Comment donc ces mêmes personnages, qui composent encore aujourd’hui notre personnel tragique, prendraient-ils à nos yeux une consistance historique qu’ils n’ont jamais eue? Ce qui nous trompe, et ce qui en cela fait le plus grand honneur à l’art, c’est la vérité et la puissance des passions auxquelles les acteurs prêtent l’apparence matérielle de leurs corps. Je prendrai un exemple dans _l’Ami Fritz_. C’est qu’en effet c’est une qualité chez un militaire d’être bref, énergique, et d’avoir en même temps le coeur bon et sensible, et que par conséquent on peut rire des exagérations burlesques de ces mêmes qualités.

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