Le salon d’une femme du monde n’aura pas le même aspect que celui d’une demi-mondaine, et

La musique les soumet à l’empire des sensations. Si le metteur en scène se préoccupe à juste titre des places relatives que doivent occuper individuellement les personnages du drame, il a aussi à s’occuper de grouper la figuration, de la diviser en parties harmoniques, de telle sorte qu’elle produise un effet général où s’efface toute individualité. Un soldat, au milieu de la mêlée, n’a pas immédiatement conscience d’une blessure qu’il vient de recevoir; il ne s’en aperçoit que lorsque le sang qui coule attire son attention. Tout drame ou toute comédie était un conflit psychologique et moral et mettait en présence des êtres qui, sous des apparences réelles, n’étaient qu’idéalement vrais. Il s’agit de peindre les différents moments de l’action au milieu des tableaux animés où celle-ci s’est successivement transportée. Tout le surplus de nos impressions, souvent très complexes, naît du rapport que ces sensations simples ont avec l’état moral de notre âme. En résumé, il y a contradiction entre la perspective trompeuse du décor et la perspective véritable à laquelle se soumet naturellement l’acteur.

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