C’est sur ce fond propice que se détachent les héros du drame: ils ont la stature,

Ce sont là de ces contradictions scéniques qu’on doit considérer comme absolument mauvaises: c’est de l’art incohérent. Concluons donc que les conditions de la mise en scène ne sont pas soumises aux vues plus ou moins arbitraires d’une école, mais dépendent uniquement des lois mêmes de l’esprit humain. En fait, un grand seigneur, riche ou pauvre, était toujours un grand seigneur, tandis qu’un bourgeois, riche ou pauvre, n’était jamais qu’un bourgeois. Il y a certaines façons exquises de dire, certains gestes empreints d’une éloquente grandeur, qui sont tout ce qui nous reste des grands artistes du passé. En un mot, elles sont frappées de l’action tragique et en sont impressionnées comme elles le seraient d’un drame de cour d’assises. Erckmann-Chatrian.

Influence du costume sur le jeu et sur la diction.

Que le surlendemain les deux mêmes acteurs reparaissent dans _Mademoiselle de Belle-Isle_, sous les traits du duc de Richelieu et du chevalier d’Aubigny, voilà encore des images initiales qui sont dans un certain rapport, d’une part, avec le marquis de Presle et Olivier de Jalin, d’autre part, avec Montmeyran et Raymond, mais qui se distinguent cependant par des nuances multiples d’une grande importance, auxquelles s’ajoute la différence des époques, des costumes, des milieux, des caractères historiques, etc.

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