C’est un fait important à constater, puisqu’il nous montre que les progrès de l’art dramatique sont

Un glaive à la main des lévites ne suffit pas; il faudrait un appareil plus formidable, et surtout éviter l’entrée successive des lévites par les bas côtés. Une élite peu nombreuse porte seule des jugements certains que ratifie l’avenir, tandis que la foule se complaît dans le plaisir qu’elle éprouve à sentir caresser ses passions et favoriser ses penchants. L’opération préliminaire, qui est la distribution des rôles, est peut-être la plus importante, car le succès définitif en dépend.

L’auteur dramatique ne fait donc qu’obéir à la tendance générale quand il fouille les plis les plus cachés de l’âme humaine et soumet à son étude les ferments de sa désorganisation morale.

Oserait-on, par exemple, dans la représentation d’un drame oriental, étaler à nos yeux cet amalgame étrange d’objets européens et d’objets asiatiques qui dépare la vie des plus grands seigneurs, ce mélange bizarre des modes séculaires de Constantinople et des modes les plus vulgaires de Paris? De pareilles disparates, qui sont fréquentes dans la vie orientale telle que l’a faite le cosmopolitisme moderne, nous choqueraient à ce point que nous ne pourrions en supporter la vue.

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