Dans ce cas, même après un début malheureux, un directeur avisé aura la certitude d’avoir mis

Jadis, quand il y avait des théâtres en province et des troupes qui s’y établissaient à demeure pour la saison d’hiver, les directeurs, n’ayant en général à leur disposition qu’un très maigre appareil représentatif, avaient à se préoccuper dans une certaine mesure de la valeur des pièces qu’ils montaient. Mais tous les rôles ne possédant pas un effet représentatif susceptible d’un égal grossissement, et les acteurs cédant inégalement à la tentation des applaudissements, il en résulte ce fait remarquable que la pièce, à mesure que s’accroît le nombre des représentations, perd sa physionomie première en même temps que l’équilibre primitif résultant de l’accord entre sa valeur intrinsèque et son effet représentatif. La mise en scène a donc été jusqu’à présent une force émotionnelle destinée à agir directement sur le spectateur, absolument comme dans le mélodrame une longue phrase chantée sur le violoncelle agit sur son système nerveux et le dispose à l’attendrissement.

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