Il y a certaines façons exquises de dire, certains gestes empreints d’une éloquente grandeur, qui sont

C’est le lieu scénique par excellence, d’où l’acteur tient le public sous son empire et d’où sa voix porte sans effort jusque dans les profondeurs de la salle. Sujet vaste, qu’il faut s’empresser de limiter, en écartant autant que possible tout ce qui dans l’étude esthétique de ces oeuvres dramatiques ne se rapporte pas à la mise en scène. En faisant monter les humbles et les déshérités sur le théâtre, en étalant à nos yeux les misères physiques et morales des dernières classes de la société, elle ne pourra rapetisser la scène à la taille d’une mansarde ou d’un bouge.

Cette contradiction optique provient, on le sait, de ce que la profondeur de la scène est en grande partie fictive.

Par conséquent, l’école est condamnée à n’introduire dans ses tableaux qu’un minimum d’action dramatique, et c’est à cela, en effet, qu’elle tend de plus en plus. D’ailleurs, c’est précisément parce que la mise en scène est une fiction qu’elle est un art. Sur son front se pose un casque étincelant: d’abondantes crinières s’échappent des quatre cimiers, et l’aigrette qui le surmonte s’agite en ondulations terribles.

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