Je ne me souviens pas bien au juste de la fable dramatique; en tous cas, à

Caractère d’un théâtre, de son répertoire et du public qui le fréquente. Quand l’acteur est sur l’avant-scène il est à son plan; mais à mesure qu’il s’avance vers le fond de la scène, il monte, et, par conséquent, loin de diminuer dans la proportion exigée par la perspective du décor, il semble au contraire grandir et n’est plus en rapport avec les objets dont les dimensions sont calculées d’après le plan qu’ils occupent dans la perspective fuyante de la scène. Cela tient à ce que les tableaux sont presque toujours séparés les uns des autres par des entr’actes, absolument comme s’ils étaient des actes. L’importance de ce costume de Phèdre est beaucoup plus grande qu’un examen superficiel ne permettrait de le croire. Un pareil effet est toujours aléatoire, puisqu’il dépend des dispositions du public et de l’imagination des spectateurs. Sous ce rapport, cet emploi remarquablement habile de l’illusion théâtrale est un modèle puisqu’il nous permet d’en déduire une loi importante de l’esthétique théâtrale et dramatique, que l’on peut formuler ainsi: La réalité contingente ne peut jamais être une des causes finales du drame; elle ne peut en être qu’une des causes formelles.

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