La mise en scène n’est pas immuable

Voilà de la véritable science de mise en scène.

Élevée à ce degré, la mise en scène est un art qui n’a rien à envier à l’orchestrique des anciens, et la Comédie-Française est en cela égale, si ce n’est supérieure, aux théâtres d’Athènes. Sans doute ces deux arts se pénètrent réciproquement. Il est à croire que ces combinaisons donnent lieu, comme en chimie, à des composés dont les uns sont très stables et les autres particulièrement instables.

Jean insiste sur le but qu’il se propose et qu’il atteint, car soudain la colère de Jacques se traduit par le vacarme de sa batteuse qu’il fait mettre en mouvement. Que pourrait dire Sûzel et quelles paroles vaudraient l’éloquence de cette phrase musicale, qui arrive au public grossie de tous les sanglots qui gonflent le coeur de l’abandonnée? C’est là une belle fin dramatique, où, il est vrai, le sentiment l’emporte sur l’idée, mais qui est conforme à l’esthétique du drame moderne. Si, pour prendre un exemple frappant, nous revenons un instant à la Chine, qui est par excellence un pays excentrique par rapport à l’Europe, on peut affirmer que nos yeux ne sont pas formés à remarquer les différences d’usages, de moeurs et de costumes qui caractérisent les diverses époques de son histoire.

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