Spectacle aimable, sans fatigue, plaisir mêlé d’un attendrissement délicat et modéré, comme il sied à un

Après avoir bataillé sur les ouvrages avancés, il lui faut donner l’assaut au corps de place. D’ailleurs, dans cette direction, les efforts seraient hors de toute proportion avec le peu d’intérêt qu’offrirait l’atteinte du but. C’est ainsi qu’à l’heure actuelle il me paraît nécessaire de retirer _Phèdre_ du répertoire de la Comédie-Française (nous en verrons plus loin les raisons), et d’attendre un certain temps avant d’en faire une reprise étudiée. Il faut donc la traiter comme un peintre traite les masses, c’est-à-dire sacrifier le détail particulier à l’ensemble.

Il est certain qu’un sauvage ne comprendrait rien à la lecture d’une tragédie de Racine ou d’un drame de Shakspeare, si même par impossible il pouvait saisir le sens des mots; il ne serait nullement dans les conditions nécessaires d’instruction et d’éducation intellectuelles et morales. Comme nous n’avons que des idées fort confuses sur ce que pouvait être la demeure d’un Thésée, je ne ferai aucune difficulté d’accepter l’architecture du décor, bien qu’elle pût convenir à toute autre tragédie grecque et même à une tragédie romaine.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.