Or, dès que l’idéal surgissait au milieu du réel, l’impression première se dissipait immédiatement, et l’esprit

C’est que précisément ce qu’on appelle la couleur locale est plus qu’on ne pense une question de point de vue.

Or, on peut aisément reconnaître que l’école réaliste, ses excès mis à part, obéit, mais aveuglément et sans conscience du but final de l’art, à l’esprit qui gouverne le monde moderne. Tantôt elle agit directement sur l’esprit d’un personnage, tantôt elle prête sa voix à son âme émue et muette; quelquefois, acteur elle-même dans le drame, elle évoque et dessine à nos yeux une image avec une puissance et une précision véritablement magiques et que n’atteindrait pas un récit littéraire. Les féeries. D’ailleurs l’observation du temps exact n’est jamais nécessaire au théâtre.

L’ART DE LA MISE EN SCÈNE CHAPITRE PREMIER Le succès n’est pas la mesure de la valeur intrinsèque d’une oeuvre dramatique. La méthode de travail du comédien se résume donc en deux points: premièrement, détermination des traits généraux de l’image qui est la synthèse idéale d’un ensemble de phénomènes particuliers et réels; deuxièmement, retour fréquent à l’observation de la nature, afin de découvrir si l’examen comparé des phénomènes ne lui fournira pas quelque caractère commun jusqu’ici négligé ou inaperçu, ou si, dans les présentations fortuitement fréquentes d’un phénomène, la réapparition d’un trait particulier ne l’élève pas à l’importance d’un trait général.

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