Nous ne considérerons plus, comme dans la peinture, des plans de distance, mais des plans d’importance

Depuis plusieurs années j’ai assisté à un très grand nombre de ces représentations, et c’est un point que je me suis efforcé d’éclaircir, en analysant mes propres impressions et en les comparant avec celles que me semblait éprouver la salle tout entière. Telle est l’esquisse sommaire du sujet complexe dont j’ai entrepris l’étude. Quelle est, sous ce rapport et en quelques mots, l’esthétique de l’école? Si je vois juste, la voici, dégagée des théories secondaires qui l’encombrent et présentée sans dénigrement avec toute l’impartialité dont je suis capable. Ce qui, dans tout drame et dans toute comédie, était idéalement vrai, c’étaient les vertus, les vices, les caractères ou les passions. C’est ce dont il est facile de se rendre compte. Tous ceux qui ont un instant réfléchi sur les conditions de la production artistique savent que la description physiologique est ce qu’il y a au monde de plus facile et de plus banal. Supposons qu’une actrice, ayant créé il y a vingt ans le rôle d’une convulsionnaire, dût de nouveau en créer un semblable aujourd’hui, devrait-elle se contenter de reproduire identiquement le jeu de scène qui lui a valu jadis un succès? Nullement, car les idées que nous avons aujourd’hui sur les névroses sont sensiblement différentes de celles que nous avions il y a vingt ans.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *