Si donc, par impossible, le hasard montait sur la scène, l’art en descendrait

Accord du costume avec les péripéties du drame. On a tort, à la Comédie-Française, de ne pas exécuter entièrement cette mise en scène. Tous les jours, nous croisons dans la rue des personnes qui portent un revolver sur elles et auxquelles il pourrait arriver d’être en situation de le tirer de leur poche. Ces deux âmes rentreront dans les données plus exactes de la vie, si elles puisent dans la réalité ambiante une forme plus variée de raisonnement et les éléments plus prochains de leur éloquence.

Cette question du milieu est connexe à celle du nombre.

Dans une pièce où un acte d’observation se mêlerait à plusieurs actes de fantaisie, on verrait de même la nécessité de modifier les conditions de la mise en scène, et tandis que dans celui-là elle serait d’une grande exactitude jusque dans les moindres détails, dans ceux-ci au contraire elle devrait rester sommaire et restreinte aux nécessités scéniques. C’est le lieu scénique par excellence, d’où l’acteur tient le public sous son empire et d’où sa voix porte sans effort jusque dans les profondeurs de la salle.

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