Ce ne sont donc pas les costumes en eux-mêmes qui nous offrent un sujet d’étude intéressant,

Tout le monde sait que le physique réagit sur le moral; c’est un sujet que Cabanis, au point de vue descriptif, me semble avoir épuisé du premier coup. Dans un drame intitulé _Smilis_, joué récemment à la Comédie-Française, on voyait, au premier acte, deux vieux amis, l’un amiral, l’autre commandant, se retrouvant après une longue séparation, tomber dans les bras l’un de l’autre. Or, à l’égard de cette réalité, il n’y a pas de doute à avoir. Son oeil patient décompose ces masses et s’attache aux caractères particuliers qui différencient ces millions d’individualités. Dans le dernier acte du _Monde où l’on s’ennuie_, très habilement mis en scène, les deux bosquets de droite et de gauche sont le lieu de scènes épisodiques qui s’équilibrent; mais la scène entre Roger et Suzanne se noue et se dénoue dans le lieu optique. Nous ne considérerons plus, comme dans la peinture, des plans de distance, mais des plans d’importance scénique. _–_Les Rois en exil. Il en est deux surtout qu’il paraît facile d’établir théoriquement et qu’observent d’ailleurs, par une intuition très sûre, les théâtres encore soucieux de la question artistique.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *