Nous arrivons ainsi, par un autre chemin, à la même conclusion que dans le chapitre précédent

_–Des repas de théâtre.

On sent combien serait salutaire l’application de telles lois somptuaires, à une époque où le luxe de la mise en scène atteint des proportions véritablement ruineuses. Le choeur fut d’abord le personnage principal et pour ainsi dire unique du drame; après Eschyle, à l’époque de Sophocle, d’Euripide et d’Aristophane, il conserva encore, sinon sa prépondérance dramatique, au moins toute sa magnificence et toute sa puissance poétique. Sous les traits individuels que leur prêtaient les acteurs, les personnages de théâtre étaient des types généraux que la nature ne nous offre jamais et que l’esprit peut seul concevoir et se représenter. Cette nécessité a pour conséquence immédiate: premièrement, la disparition des troupes de province; deuxièmement, la fusion en une seule de toutes les troupes existant à Paris; troisièmement, l’exploitation des théâtres de province par les troupes de Paris. Une troisième cause, parmi beaucoup d’autres que nous pourrions encore citer, est le dédain irréfléchi de l’école pour la psychologie et pour la morale.

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