Il doit mettre tous ses soins à ne diriger sur les yeux attentifs des spectateurs que

Dans le monde, aussi bien que sur le théâtre, le costume est une partie visible de nous-même; c’est lui qui, avec notre figure et nos mains, compose notre aspect extérieur. L’esprit achève le mouvement de la victime, qui, les yeux bandés tend la main vers le billot, tandis que le bourreau se tient à côté, appuyé sur sa hache.

Si l’architecture me paraît heureusement appropriée, je ne saurais en dire autant de la toile du fond, qui, en définitive, représente l’acropole d’Athènes, ou une colline sainte qui lui ressemble à s’y méprendre.

Tous ceux qui ont un instant réfléchi sur les conditions de la production artistique savent que la description physiologique est ce qu’il y a au monde de plus facile et de plus banal. Toute évolution idéale implique une modification dans l’image représentée. Nous nous en tiendrons à ces considérations générales, en évitant d’entrer dans les détails d’une analyse qui nous entraînerait trop loin, sans beaucoup de profit. Ce que nous cherchons dans le théâtre, en dépit de l’école réaliste, qui a absolument tort sur ce point, c’est une image des idées acquises et enregistrées par notre esprit; c’est le spectacle de passions analogues à celles qui pourraient nous agiter.

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