Non, le mobile qui nous pousse au théâtre n’est pas aussi désintéressé qu’on le pense; nous

Ainsi, si l’on voulait représenter la mort du duc de Guise, et que l’on s’appliquât à reproduire le tableau de Paul Delaroche, la mise en scène serait très défectueuse par la raison que le corps du duc de Guise à droite, et surtout le roi qui soulève la tapisserie à gauche seraient dans les zones invisibles. Ce qu’elle était chez les Grecs. Mais d’où vient la disparition de ce genre particulier de la littérature dramatique? Est-elle due au hasard? Est-elle le fait de la volonté déterminée de quelques auteurs? Est-ce par caprice ou par ennui que le public s’en est détourné? Je crois peu au hasard dans la destinée des choses et très peu à l’influence des hommes sur l’évolution de leurs idées et les modifications de leur goût.

Il suit de là que l’idée que nous avons du style d’une époque, que nous avons traversée, est générale et non particulière, et que, lorsqu’il s’agit de mise en scène, nous devons réaliser dans la décoration, dans l’ameublement et dans les costumes cette idée générale qui est seule intelligible pour notre esprit et qui, seule, est pour nous la vérité.

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