Et cela pour deux raisons d’ordre supérieur

Mais, dès que mon attention se porta sur la mise en scène, je ne fus pas long à découvrir que l’ennui, provenant d’une action qui semblait trop lente ou stagnante, avait pour véritable cause les procédés de notre mise en scène appliqués aux drames de Shakspeare. Dans _les Rantzau_, les deux frères vont au-devant l’un de l’autre et s’embrassent au centre optique. Négligeant ce qui est variable et passager, elle ne fonde son jugement que sur ce qui est invariable et constant. On voit donc combien l’effet général du décor répond mieux à l’idée poétique que les effets particuliers d’une mise en scène plus naturaliste. C’est pourquoi il ne faut rien de trop riche dans la décoration, rien d’inutile dans le matériel figuratif, rien de trop vrai surtout: des apparences de tableaux, des apparences de pendules, des apparences de meubles; des costumes sentant le théâtre et des accessoires sortant ostensiblement du magasin. Est-il besoin qu’en terminant ce chapitre j’aborde la mise en scène des féeries? Je ne le crois pas: il n’y a pas de conditions dans le domaine de l’impossible.

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