Les foules qui montent des ténèbres à la lumière et qui des bas-fonds de l’humanité s’élèvent

Il y a dans cette chute du rideau, dans cette disparition absolue du spectacle, un signe manifeste de l’interruption de l’action dramatique.

Or, en général, il n’en est absolument rien, et il est facile de constater que si les spectateurs savent à tout instant à quel tableau en est la pièce, ils perdent rapidement la notion des actes et sont dans l’impossibilité de dire à quel acte appartient tel ou tel tableau. Sur le premier point, on pourrait s’imaginer que la règle ne s’impose point au répertoire classique, tragédies et comédies, que la mise en scène en est immuable et si bien établie qu’on n’y puisse espérer faire aucun changement.

. On voit ainsi que le rythme scénique suit dans tous ses mouvements le rythme esthétique, et que les déplacements des personnages ne sont pas arbitraires. Il suffira au lecteur de feuilleter cet ouvrage sans notes et sans références pour conclure que je n’ai pas employé cette méthode. Après une minutieuse exposition, dont tous les détails font ressortir l’épicurisme de Fritz et son égoïsme de vieux garçon, on s’est mis à table, et ce repas de gourmand, digne couronnement de toute cette exposition, un instant interrompu par l’arrivée de Sûzel, se continue, les vins les plus fumeux succédant aux plats les plus succulents, lorsque soudain résonne un coup d’archet: c’est le violon du bohémien Joseph, qui tous les ans, le jour de la fête de Fritz, vient avec quelques-uns de ses compagnons exécuter un morceau sous les fenêtres de son ami.

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