C’est que toute autre est l’imagination substantielle et pittoresque du poète; elle est une représentation embellie,

Imperfections de la mise en scène réelle.

Il n’y a pas d’entente artistique possible entre un homme qui éprouve des émotions profondes à la lecture d’Homère ou de Sophocle et un homme qui n’a jamais connu leurs oeuvres que par ouï-dire, ce qui cependant est déjà un progrès sur l’ignorance absolue. La conception et la composition d’un rôle imposent à l’acteur qui en est chargé un labeur considérable et un grand effort subjectif. Prenons les effets les plus simples, d’abord, ceux qui résultent uniquement du caractère de la musique, et de son rapport avec le sentiment d’un personnage. Le fond du théâtre devrait s’ouvrir derrière le trône où est placé Joas; et le public devrait apercevoir, jusque dans les derniers plans du théâtre, les masses nombreuses des lévites armés. Les théâtres semblent obéir à une tendance dangereuse qui ne peut aboutir qu’à leur ruine sans profit pour l’art. On sent bien d’ailleurs qu’il ne s’agit point ici d’équilibre entre des nombres, non plus que d’une sorte d’équilibre visuel, mais d’un équilibre moral et dramatique.

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