En ressortira-t-il rajeuni? c’est une grave question que nous examinerons dans les derniers chapitres de cet

Il semble que nous les touchions, et si nous les touchions réellement les sensations éprouvées seraient plus fortes, mais nullement différentes de celles que la vue avait suffi à déterminer en nous.

Il serait d’ailleurs puéril d’en rechercher la cause dans le changement de langue que nécessite la translation de ses oeuvres sur notre théâtre, car c’est par la traduction seule qu’un grand nombre de lecteurs français connaissent Shakspeare et apprennent à l’aimer et à l’apprécier. Toutefois, il y a là une ligne de partage assez nettement tracée: d’un côté, l’art dramatique, c’est-à-dire tout ce qui est l’oeuvre propre du poète; de l’autre, la mise en scène, c’est-à-dire ce qui est l’oeuvre commune de tous ceux qui, à un degré quelconque, concourent à la représentation.

Mais aujourd’hui toute notre littérature est fortement empreinte de naturalisme. L’ancien vaudeville était presque toujours une pièce gaie, aimable, dans laquelle çà et là une pointe de sentiment, née de l’action, était habilement saisie par l’auteur, qui fixait ce sentiment dans un couplet et au moyen de la musique en multipliait l’effet.

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