Je ne puis résister au désir de citer un bel et dernier exemple, tiré d’une pièce

Aussi la mise en scène, qui se rapproche un peu par là de l’art du bas-relief, doit autant que possible maintenir les acteurs sur les premiers plans et ne pas laisser les jeux de scène, surtout ceux auxquels participent les personnages principaux, se prolonger inutilement le long et près de la toile du fond. Tout ce qui a sur le caractère de Fritz une influence si heureuse compose précisément tous les éléments de la mise en scène.

, donne donc lieu à ce qu’on appelle des traditions, soit que ces procédés aient été scrupuleusement notés, soit que le nouveau venu ait pu se rendre compte par lui-même du jeu de son prédécesseur, soit qu’ils se soient uniquement transmis de mémoire.

Personne n’entre à la Comédie-Française avec la prétention de se rendre meilleur, de former son goût, d’élever son esprit. Dans la mise en scène d’une oeuvre tragique, il est donc sage d’abandonner toute prétention à une restauration antique, inutile et impossible. De même l’histoire, les idées, les moeurs de l’Athènes de Périclès nous sont plus familières que celles des premiers siècles de notre ère, et même que celles de nos ancêtres directs.

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