Le réel des pièces modernes disloque le talent des comédiens; et quelques-uns gardent à perpétuité une

Cette contradiction optique provient, on le sait, de ce que la profondeur de la scène est en grande partie fictive. On outrepasserait la vérité en voulant prouver que toutes les pièces le cèdent en gaieté ou en force dramatique aux oeuvres classiques: ce n’est pas vrai. Mais, hâtons-nous de le dire, il faut s’y résigner. C’est en ce sens que le comédien doit toujours étudier la nature; car il est nécessaire qu’il compare, le plus souvent possible, la présentation et la représentation des phénomènes, afin de discerner si les traits dont il revêt ses imitations ont bien tous le caractère général qui sera pour tous les spectateurs la marque de la vérité, et de découvrir peut-être quelque trait nouveau qui soit de nature à rendre la ressemblance plus parfaite. Au surplus à ce moment, et par le fait seul qu’elle meurt et que, sinon son corps, son âme et son esprit du moins quittent la scène, tout le poids du drame retombe sur Thésée qui alors occupe justement le centre optique.

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