Les quelques réflexions que nous inspirera l’examen des costumes nous conduira à la même conclusion

De même on pourrait diviser une agglomération d’hommes en groupes plus ou moins nombreux, constituant des personnalités complexes, et dont tous les membres auraient entre eux un certain air de parentage. Seule, la ruine est au bout de ces essais aussi inutiles qu’extravagants. Les impressions intellectuelles et les sensations organiques s’annihilent réciproquement. Dans la mise en scène, il n’en est pas de même: là, rien n’est suspendu, tout se précipite irrévocablement à sa fin; les moments se succèdent nécessairement, et l’esprit, par le double moyen de la déduction et de l’induction, devance l’action même dans la voie où elle s’avance vers un dénouement fatal. Évolution de l’art dramatique.

Il n’y a donc rien d’absolu dans les difficultés que le temps ou la distance offre à la mise en scène.

Mais peu à peu l’intérêt s’accroît, à mesure que la passion se dégage et que sous le personnage historique ou légendaire apparaît le type humain créé et mis en scène par le poète, c’est-à-dire à mesure que l’art se manifeste et que le génie du poète, s’essayant à un jeu divin, infuse dans les fantômes qu’il évoque à nos yeux la vie et toutes les passions qui en font le charme ou l’horreur.

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