Ceux qui, après moi, s’intéresseront à ce sujet et voudront le traiter de nouveau auront sans

Dans _Lucrèce Borgia_, au contraire, le _De profundis_ ne nous émeut si profondément que parce qu’il terrifie les personnages du drame. C’est donc une impression générale que doit s’attacher à produire le décorateur; et cette loi n’est pas sans créer des obligations semblables au metteur en scène. On peut dire, sans exagération, qu’elle est tout entière contenue dans la théorie des milieux. Un pareil effet est toujours aléatoire, puisqu’il dépend des dispositions du public et de l’imagination des spectateurs. Les pièces qui datent d’une époque de l’histoire pour laquelle le temps a fait son office, en créant des types généraux qui sont aujourd’hui à peu près fixes, sont plus faciles à monter parce que déjà ces types ont été réalisés sur la scène et que d’autres arts, la peinture, la gravure et la sculpture, en ont en quelque sorte vulgarisé la connaissance. Dans un autre ouvrage, dans le _Traité de Diction_ que j’ai publié il y a deux ans, j’ai insisté sur la nécessité pour un acteur de se composer un extérieur physique en rapport avec le sentiment moral du personnage qu’il représente.

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