Or, à la faveur de cet appareil et grâce au prestige de quelques acteurs en renom,

Les exemples sont nombreux et bien connus. On peut, au premier acte, admettre et conserver celui qu’il porte actuellement. D’un autre côté, la même confusion éclate quand il s’agit de la représentation des chefs-d’oeuvre étrangers. Mais toujours elle fait partie intégrante du sujet; elle en est en quelque sorte un personnage impalpable et invisible.

Toute représentation est conditionnée par l’imagination du spectateur. On sent bien d’ailleurs qu’il ne s’agit point ici d’équilibre entre des nombres, non plus que d’une sorte d’équilibre visuel, mais d’un équilibre moral et dramatique.

La traduction d’une oeuvre ancienne ou étrangère, loin de lui nuire, la rajeunit souvent en atténuant ou en modifiant des idées ou des images qui seraient de nature à choquer notre goût actuel; elle tient forcément compte, rien que par l’emploi de la langue dont elle se sert, de la différence des temps, des lieux et des transformations de l’esprit. Or, dans les pays dévorés par une lumière ardente, la nature n’agit pas sur l’homme avec le charme pénétrant qu’elle a dans les pays du nord.

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