Par cette harmonie, dans laquelle il maintient tout l’appareil objectif de la scène, il se rapproche

Mais un exemple fera mieux comprendre la portée de cette observation.

A mesure que le temps s’écoule, que les générations se succèdent, il y a des images qui s’affaiblissent et d’autres qui, au contraire, s’éclaircissent et se précisent.

On outrepasserait la vérité en voulant prouver que toutes les pièces le cèdent en gaieté ou en force dramatique aux oeuvres classiques: ce n’est pas vrai.

On a pu m’accorder les propositions émises précédemment et en reconnaître la justesse. L’auteur cherche à nous intéresser à ces émotions en éveillant sympathiquement notre sensibilité, c’est-à-dire notre susceptibilité à l’impression des choses morales. Qui songe à reprocher à ces personnages de s’asseoir et de discourir au beau milieu d’une place publique? Qu’importe, pourvu que ces personnages nous éblouissent des étincelles de leur esprit, que la vérité psychologique et que l’observation morale naissent du choc de leurs caractères et du conflit où les engagent leurs passions! Ce spectacle a le pouvoir magique d’offrir à nos méditations l’être humain, dégagé de toutes les réalités qui l’encombrent et le masquent.

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