Nous nous développons sous l’empire de causes et de lois qui nous échappent, et nous savons

C’est qu’avec le temps, on ne s’attache qu’aux caractères généraux et qu’on néglige les différences, pourtant considérables, qui naissent de la comparaison des traits particuliers.

Cette disposition éclairait immédiatement le public sur le rang et le rôle du personnage qui paraissait.

Dans _le Demi-Monde_, si nous mêlions en regard le rôle d’Olivier de Jalin et celui de Raymond, l’un homme du monde, l’autre militaire, il est clair que les comédiens chargés de ces deux rôles ont immédiatement vu surgir à leurs yeux, des profondeurs de leur esprit, les images initiales de ces deux personnages. Faire de la mise en scène une copie servile de la réalité serait d’abord une impossibilité matérielle, et ensuite, quand le temps est un des facteurs de la question, un non-sens artistique, puisqu’elle serait en perpétuelle contradiction avec les lentes, mais inéluctables transformations que les lois de l’esprit imposent à toutes nos idées. Mais la mise en scène est bien obligée de suivre en cela l’esthétique, qui ne se contente plus des types généraux de l’humanité.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *