Si nous nous sommes étendu sur _phèdre_, cette tragédie n’est cependant qu’un exemple entre beaucoup d’autres,

La signification exacte du mot _art_ entraîne nécessairement l’idée que nous devons nous faire d’une oeuvre artistique, dont toutes les parties doivent être articulées, et dont le moindre objet doit être un article nécessaire. Je prendrai cet exemple dans le second acte de _l’Ami Fritz_, et je rappellerai aux lecteurs, qui tous connaissent la pièce, la fontaine où Sûzel vient puiser de l’eau, eau véritable que le public voit couler. Son jugement artistique. Quand on s’efforce d’élever et de purifier le goût des jeunes gens, de leur ouvrir l’esprit, de leur faciliter l’accès des oeuvres immortelles qui sont la gloire de l’esprit humain, on travaille en définitive (que n’en sont-ils persuadés!) à leur procurer des plaisirs réels, des émotions aussi vraies, moralement et physiquement, que toutes celles auxquelles ils aspirent et enfin cette sensation du beau, qui est la jouissance suprême de l’être humain et la raison dernière de l’art.

Ramenée ainsi dans ces limites plus étroites, l’école réaliste peut se défendre et se justifier.

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