Au surplus, à défaut de l’exemple de shakspeare, il resterait celui de goethe et de schiller,

Tout ce qui a sur le caractère de Fritz une influence si heureuse compose précisément tous les éléments de la mise en scène. Pour arriver à satisfaire le public et pour prévenir en lui la satiété, il faudrait un peu plus souvent casser et remplacer le joujou dont on l’amuse.

Pendant que les peintres préparent et brossent les décors, on monte la pièce. Il faut à l’esprit, pour suffire à cette coordination presque incommensurable, un influx constant de force nerveuse dont rien ne doit venir troubler ou détourner le cours. Prenez l’_Andromaque_ de Racine, vous en pourrez transporter l’action dans tous les mondes, depuis le plus raffiné jusqu’au plus abject, et vous pourrez diversifier à l’infini votre drame en faisant traverser à vos personnages les milieux les plus étranges. Des mouvements orchestriques. Oserait-on, par exemple, dans la représentation d’un drame oriental, étaler à nos yeux cet amalgame étrange d’objets européens et d’objets asiatiques qui dépare la vie des plus grands seigneurs, ce mélange bizarre des modes séculaires de Constantinople et des modes les plus vulgaires de Paris? De pareilles disparates, qui sont fréquentes dans la vie orientale telle que l’a faite le cosmopolitisme moderne, nous choqueraient à ce point que nous ne pourrions en supporter la vue.

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