Mais les adeptes d’une école quelconque sont des hommes, c’est-à-dire des êtres essentiellement faillibles, dont la

Du moment que le spectateur modifie les conditions de l’optique théâtral, l’actrice est-elle bien coupable de violer la loi d’apparence? Notez que ces superbes toilettes, si véritablement belles et luxueuses quand on les détaille au grossissement de la lorgnette, sont très souvent d’un très médiocre effet quand on les regarde à l’oeil nu, c’est-à-dire quand on les replace dans les conditions optiques qui conviennent au théâtre. Quand bien même d’ailleurs celles-ci seraient parfaites, leur persistance forcerait l’esprit du spectateur à une coordination tout à fait contradictoire, l’immobilité de l’air et de la nature peinte s’associant fort mal au grondement perpétuel de la foudre et au bruit ininterrompu du vent.

D’un côté, c’est manquer à ce que l’on doit au génie d’un poète que de laisser altérer si peu que ce soit la physionomie de son oeuvre; d’un autre, sacrifier à l’effet représentatif, c’est augmenter l’attrait et la séduction que peut exercer une pièce et attirer à la connaissance et à l’estime des belles oeuvres un public de plus en plus nombreux.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.