Cette difficulté consiste, au point de vue dramatique, dans la juxtaposition, incohérente pour l’esprit, de l’idéal

_Iphigénie en Aulide_ se fût aisément prêtée à des remarques non moins importantes. Je prendrai cet exemple dans le second acte de _l’Ami Fritz_, et je rappellerai aux lecteurs, qui tous connaissent la pièce, la fontaine où Sûzel vient puiser de l’eau, eau véritable que le public voit couler.

Nous pouvons déjà remarquer que la meilleure manière de mettre en scène la musique, c’est d’en masquer l’exécution et de soustraire les exécutants aux yeux du public. Je ne puis, on le comprendra, qu’effleurer un sujet très complexe dans lequel chaque cas demanderait à être étudié en lui-même, ce qui serait d’un détail infini. La musique devenue un personnage dramatique. Il y a dans cette chute du rideau, dans cette disparition absolue du spectacle, un signe manifeste de l’interruption de l’action dramatique. Le peintre a ainsi associé une tourmente de la nature à un acte criminel. Or, au point de vue théâtral, de telles contradictions entraînent une diction défectueuse et des gestes qui ne sont pas en situation.

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